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[Reportage photos] Sécheresse exceptionnelle dans les étangs de la Brenne

Le parc naturel régional de la Brenne (Indre) souffre du manque d’eau de ces derniers mois : la quasi-totalité des étangs présente un niveau exceptionnellement bas pour ce mois de septembre 2019…

Étang Ricot, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Pour de nombreux habitants, passionnés et professionnels, cette sécheresse est tout simplement HISTORIQUE et pour certains du JAMAIS VU depuis plusieurs dizaines d’années. L’un des membres de notre équipe, habitué de la Brenne, s’est rendu sur place et n’a fait que constater l’ampleur du phénomène…

Étangs Foucault / Étang Bénisme

Étangs Foucault / Étang Bénisme, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étangs Foucault / Étang Bénisme, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étangs Foucault / Étang Bénisme, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étangs Foucault / Étang Bénisme, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étangs Foucault / Étang Bénisme, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang du Sault

Étang du Sault, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang du Sault, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang du Sault, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang du Sault, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang du Blizon

Étang du Blizon, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang du Blizon, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang du Blizon, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang du Blizon, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang du Blizon, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang Massé

Étang Massé, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang Massé, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang Massé, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de la Gabrière

Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Gabrière, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de Gabriau

Étang de Gabriau, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Gabriau, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Gabriau, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Gabriau, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang Purais

Étang Purais, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang Purais, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang Purais, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de l’Hardouine

Etang de l’Hardouine, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de la Mer Rouge

Étang de la Mer Rouge, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Mer Rouge, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Mer Rouge, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Mer Rouge, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de Montiacre

Étang de Montiacre, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Montiacre, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Montiacre, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang à côté de l’étang de Montiacre, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang à côté de l’étang de Montiacre, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang à côté de l’étang de Montiacre, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang à côté de l’étang de Montiacre, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de Beauregard ou Les Grands Étangs

Étang de Beauregard ou Les Grands Étangs, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Beauregard ou Les Grands Étangs, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang à côté de l’Étang de Beauregard ou des Grands Étangs, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang à côté de l’Étang de Beauregard ou des Grands Étangs, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de Monmélier

Étang de Monmélier, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Monmélier, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Monmélier, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Monmélier, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Monmélier, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Monmélier, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Monmélier, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang Ricot

Étang Ricot, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang Ricot, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang Ricot, Brenne, Indre, le 16 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de la Sous

Étang de la Sous, Brenne, Indre, le 10 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de la Sous, Brenne, Indre, le 10 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang près de la Verdoirie

Étang près de la Verdoirie, Brenne, Indre, le 10 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de Piégu

Étang de Piégu, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Étang de Piégu, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang Renard

Petit étang près de l’étang Renard, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang près de l’étang Renard, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang près de l’étang Renard, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Petit étang près de Sainte Clotilde

Petit étang près de Sainte Clotilde, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).
Petit étang près de Sainte Clotilde, Brenne, Indre, le 17 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Étang de Bellebouche

Étang Bellebouche, Brenne, Indre, le 10 septembre 2019 (copyright : Florentin Cayrouse pour l’Association Météo Centre).

Retrouvez les dernières actualités et prévisions sur notre site : www.meteo-centre.fr.

Les gelées tardives et les Saints de glace

Vous avez été nombreux à nous poser des questions sur les gelées tardives et les Saints de Glace : quand parle-t-on de gelée ? Quelle est la gelée la plus tardive sur nos régions ? D’où vient l’origine des Saints de glace ? Voici quelques éléments de réponse…

Qu’est ce qu’une gelée ?

Lorsque la température de l’air est inférieure ou égale à 0°C (point de congélation de l’eau), on parle de gelée. L’apparition des cristaux de glace sur les différents éléments extérieurs (végétation, voitures, etc.) est provoquée par la présence de vapeur d’eau (invisible) dans l’air.

Cependant, dans certains cas, même une température faiblement négative (autour de -1°C) peut ne pas amener de gelée au sol. Pourquoi ? Ce type de situation apparaît notamment quand les sols sont encore « chauds », par exemple après une journée relativement douce. D’ailleurs, cette configuration météo provoque souvent la formation de brouillard. Il est également possible d’avoir une température de -10°C et n’avoir aucune trace de gelée au sol. Cela se produit quand l’air est très sec, environ 20% par exemple (masse d’air venant de l’Est). Cette valeur a d’ailleurs déjà été observée dans nos régions.

Aux intersaisons, au printemps et en automne, on parle généralement de gelée de rayonnement. En effet, en journée, les rayons du soleil chauffent le sol. Durant la nuit, ces rayonnements solaires ne parviennent plus jusqu’à celui-ci. Par conséquent, il va libérer toute l’énergie accumulée le jour sous forme de rayonnement infrarouge.

Lorsque le ciel est clair, le sol se refroidit plus rapidement que l’air ambiant (inversion des températures). Ainsi, au fil de la nuit, la masse d’air près du sol va petit à petit se refroidir. Les zones peu boisées et bien dégagées favorisent une baisse encore plus nette du mercure.

Situation météorologique propice au risque de gelée « ciel clair » (© Association Météo Centre).

Lorsque les sols sont enneigés, les rayonnements infrarouges s’évacuent beaucoup plus rapidement dans l’atmosphère. En effet, la perte d’énergie est nettement plus importante lorsque de la neige est présente sur le sol. Ainsi, les températures peuvent fortement chuter dans le courant de la nuit, notamment si la masse d’air est déjà bien froide…

Situation météorologique propice au risque de gelée « ciel clair et sols enneigés » (© Association Météo Centre).

Les fonds de vallée ou « cuvettes » sont également d’autres zones propices aux fortes gelées. L’air froid va petit à petit s’accumuler au fond de la « cuvette » au fil de la nuit et rester piégé au fond de celle-ci faisant fortement chuter le thermomètre.

Situation météorologique propice au risque de gelée « ciel clair, sols enneigés et cuvette » (© Association Météo Centre).

A contrario, lorsque le ciel est nuageux, les rayonnements infrarouges sont bloqués par la couverture nuageuse, limitant la baisse du mercure.

Situation météorologique non propice au risque de gelée « ciel nuageux » (© Association Météo Centre).

On peut aussi distinguer deux autres types de gelée :

  • la gelée d’advection ou « gelée noire » ou « gelée de plein vent » : elle est liée à une advection d’air froid en plein hiver (arrivée d’une masse d’air froid sur le pays) avec un vent « glacial » parfois destructeur pour la végétation. La température de la masse d’air est souvent assez homogène entre le sol et l’air ambiant (gel observé à tous les étages en basses couches) ;
  • la gelée d’évaporation : elle est liée à l’évaporation d’un sol humide surmonté par un air ambiant plus sec. Ce dernier va perdre de l’énergie et va progressivement se refroidir. Tout comme la gelée de rayonnement, la température est généralement très hétérogène entre le sol et l’air ambiant. Comme la perte d’énergie est plus forte tout près du sol, il y fait plus froid (0 à 10 cm), d’où le risque de verglas dès que la température mesurée à 2m sur une station météo est proche ou inférieure à +3°C.

Les gelées sur les régions Centre Val de Loire et Centrales

Sur nos régions centrales, on observe les premières gelées en moyenne fin octobre et courant novembre. On appelle une gelée précoce, une gelée apparue avant le 15 octobre et une gelée tardive, une gelée observée après le 15 avril. Sur nos régions, les gelées les plus précoces ont été relevées début septembre (-0,6°C le 05 septembre 1989 à Romorantin) et les plus tardives début juin (-0,8°C le 05 juin 1976 à Romorantin).

Au niveau de la répartition du nombre de jours de gel par an, c’est en Touraine qu’on en relève le moins (environ 40) et dans le Morvan qu’on en constate le plus (plus de 90). Cela est dû principalement aux climats et microclimats. On observe par exemple un climat plus océanique et doux vers la Touraine et une influence plus continentale et froide vers l’Est. Le climat de type montagnard sur les reliefs de l’Allier et du Morvan favorise également des gelées plus nombreuses et des périodes enneigées beaucoup plus longues. A l’altitude et à l’éloignement des côtes s’ajoutent les microclimats. Ceux-ci peuvent être causés par l’environnement périphérique d’une ville, par une forêt, par des champs, la nature du sol ou encore la proximité d’un cours d’eau. Ils favorisent éventuellement certains paramètres climatiques et peuvent donc avoir une influence sur le nombre de gelées mais aussi sur leur intensité.

Nombre moyen de jours de gel par an sur nos régions selon les données de Météo France (© Association Météo Centre).

© Association Météo Centre.

Les gelées tardives

Le printemps est synonyme de conflits de masse d’air entre les dernières descentes d’air arctique polaire maritime venant du Nord et les premières remontées d’air tropical venant du Sud. Le printemps est aussi synonyme des jours qui rallongent. Cela a un impact sur l’énergie reçue par nos sols et donc sur la température nocturne. Par exemple, en hiver, les nuits sont plus longues. Si on a la présence d’une masse d’air froid au-dessus de nos têtes (plus la présence de neige au sol) les températures minimales nocturnes seront donc beaucoup plus basses (voir schémas de « situations météorologiques propices au risque de gelée »).

Voici un exemple illustrant une situation météorologique propice aux gelées tardives en mai.

Copyright : run 00z 05/05/2019 du modèle GFS via Météociel.

Sur les schémas précédents, un puissant anticyclone positionné entre le Groenland et l’Ouest de la France a dirigé un flux de Nord sur notre pays et nos régions. Une masse d’air froid d’origine arctique a pu alors « s’engouffrer » sur l’Europe.

Ainsi, les gelées tardives se forment bien évidemment dans le même contexte qu’en hiver avec un ciel bien dégagé avec très peu ou pas de vent mais la différence est que la durée de la nuit est plus courte, limitant ainsi la température minimale nocturne. Il suffit d’avoir une descente de masse d’air plus froide, pour avoir des gelées plus fortes et destructrices pour les vergers, vignes et autres cultures.

La résistance des cultures dépend de la culture en elle-même. A noter que la température au niveau de la plante est différente de la température sous station (2m du sol).

Voici les divers stades végétatifs des arbres fruitiers et leur sensibilité au gel.

Les divers stades végétatifs des arbres fruitiers (© http://acmg.asso.fr/gel/stades-et-seuils.pdf).

Sensibilité au gel des différentes espèces fruitières selon les stades végétatifs (© http://www.agrometeo.fr/Fonddoc/geleesprintemps2012.pdf).

Les saints de glace

Les saints et le calendrier

Les 11, 12, 13 mai sont les trois jours sensés marquer la fin des gelées dans nos régions. On parle des Saints de glace ou des Saintes Glaces. Sur votre calendrier, vous trouverez actuellement la Sainte Estelle, la Saint Achille et la Sainte Rolande. A l’origine les trois saints de glace étaient Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais.

L’origine historique

Cette croyance populaire en partie tirée de la religion catholique date du Moyen-Âge. Les  paysans de cette époque priaient ces trois saints afin de protéger leurs récoltes d’une chute brutale des températures et des gelées.

Cependant, malgré cette pratique, il apparaîtrait que ces phénomènes touchaient régulièrement les récoltes. Ceci a sans doute provoqué l’apparition de cette période encore largement reconnue à l’heure actuelle. En effet, d’après cette légende populaire, une fois le 13 mai passé, le gel ne serait plus à craindre dans nos contrées.

De nombreux dictons sont d’ailleurs encore couramment utilisés, en voici quelques exemples :

  • « Saints Mamert, Pancrace et Servais sont toujours des saints de glace. »
  • « Avant Saint-Servais, point d’été ; après Saint-Servais, plus de gelée. »
  • « Quand la Saint-Urbain est passée, le vigneron est rassuré. »

Les causes des saints de glace

L’origine de ce phénomène fait encore polémique, certains évoquent un nuage diffus de poussières sur l’orbite de notre planète. Ces dernières bloqueraient une infime partie du rayonnement solaire, ce qui aurait pour conséquence la baisse des températures pendant quelques heures aux alentours des 12 et 13 mai. D’autres mettent en avant qu’aucune observation n’a confirmé l’existence de ces poussières.

On peut toutefois s’appuyer sur des faits scientifiquement prouvés. Aux latitudes moyennes de l’hémisphère Nord (les nôtres), le mois de mai correspond en effet à la fin de la circulation rapide des systèmes météorologiques hivernaux. Cependant, le passage de fronts froids reste tout à fait possible, ces derniers pouvant amener une chute brutale des températures voire des gelées (comme on l’a vu précédemment). De plus, si un anticyclone concerne nos régions et que le ciel se découvre la nuit, la perte de chaleur par rayonnement infrarouge est importante. Ceci peut également induire les phénomènes précédemment cités et même si les températures moyennes journalières ont tendance à grimper au fil des jours.

Les Saintes Glaces annoncent-elles à coup sûr la fin des gelées ?

Depuis l’année 2000, les villes d’Auxerre, d’Avord, de Bourges, de Châteauroux, d’Orléans et de Tours n’ont pas connu de gelée après le 13 mai. D’un autre côté, d’autres communes ont vécu au moins une fois ce phénomène bien après le 13 mai : Blois (-0,1°C le 15/05/2010), Chartres (-0,2°C le 15/05/2003), Châteaudun (-0,2°C le 14/05/2010), Nevers (-1°C le 17/05/2012 et -0,7°C le 15/05/2003), Romorantin (-0,6°C le 16/05/2012, -1,1°C le 16/05/2010, -0,6°C le 31/05/2006, -0,2°C le 01/06/2006 et -0,7°C le 18/05/2005) et Vichy (-1,4°C le 17/05/2012 et -0,1°C le 16/05/2003).

Les saints de glace ne sont donc pas infaillibles apparemment dans nos régions. Ils sont toutefois utiles pour les jardiniers et les agriculteurs. Ces dates bien qu’aléatoires à cause des variations locales, voire du réchauffement climatique restent en effet un marqueur dans le monde agricole notamment pour se rappeler quand le printemps prend réellement de la vigueur.

Gelées et records en mai dans nos régions

Généralement, le nombre moyen de jours de gel en mai se situe entre 0 et 1 sur la période 1981-2010. La station de Romorantin semble sortir du lot avec 0,7 jour de gel en moyenne au mois de mai.

© Association Météo Centre.

Les gelées sont-elles plus rares de nos jours qu’auparavant en France ?

Les épisodes de froid et de gel tardif sont assez récurrents en mai. Par exemple, il a gelé par endroits sur nos régions les 1er et 02 mai 2018 (quelques autres dates de gel tardif en mai depuis 2010 : 02/05/2016, 04/05/2016, 04/05/2014, 16/05/2012, 17/05/2012, 14/05/2010). Cependant, pour retrouver des gelées aussi généralisées sur nos régions Centre-Val de Loire et Centrales, il faut probablement remonter à début mai 1979, soit il y a 40 ans !

En effet, d’après Météo France, le 06 mai 2019, on a observé la matinée la plus froide depuis 1979 en France ! Avec une moyenne de températures minimales de +2,5°C, soit 6,1°C sous les normes actuelles, cette date est rentrée dans le top 12 des matinées de mai les plus froides depuis 1947. C’est donc totalement inédit au 21ème siècle pour un mois de mai !

Sur nos régions Centre-Val de Loire et Centrales, on a mesuré jusqu’à -3,8°C à la station de Romorantin, en Sologne, soit la température la plus basse en plaine en France ! Cette valeur est à +0,4°C du record mensuel sur cette station (record : -4,2°C le 07/05/1957). Quelques autres records ont été approchés (à +0,5°C environ du record) et battus sur le réseau METAR :

  • Tours (37) : -0,2°C ce 06 mai 2019 (record : -0,6°C le 08/05/1974) ;
  • Chartres (28) : -0,5°C ce 06 mai 2019 (record : -1°C le 01/05/1945) ;
  • Pithiviers (45) : -1°C ce 06 mai 2019 (ancien record : -0,5°C le 04/05/1979).

Toujours d’après Météo France, de telles températures inférieures aux normes étaient plus courantes dans le passé. Depuis 1980, en France, toutes les matinées de mai ont eu un indicateur national de température minimale supérieur à +3,2 °C (sauf ce 06 mai 2019 avec +2,5°C). Avant 1980, les matinées de mai avec indicateur inférieur à +3°C étaient observées de temps en temps : +1,2°C le 01/05/1960, +1,2°C le 07/05/1957, +1,8°C le 05/05/1979, +1,9°C le 03/05/1979, +2,1°C le 01/05/1976, +2,1°C le 01/05/1962, +2,2°C le 07/05/1979, +2,4°C le 04/05/1979, +2,4°C le 02/05/1960, +2,5°C le 03/05/1960, +2,5°C le 06/05/2019, +2,5°C le 03/05/1967.

Ce début mai 2019, quelques flocons ont aussi été signalés localement sur nos départements. Les épisodes neigeux en mai sont rares mais ont déjà été constatés par le passé. Ainsi, entre les 07 et 08 mai 1997, on a relevé jusqu’à 5 cm de neige à Tours (37) !

Le vignoble de Touraine sous la neige le 07 mai 1997 via Météovilles (© AFP / Daniel Janin).

Bilan des orages du 08 mai et du coup de vent du 09 mai 2019

Comme prévu, en liaison avec la dépression Yukon, des orages et des vents parfois forts ont concerné nos régions Centre-Val de Loire et Centrales entre ces 08 et 09 mai 2019…

Bilan des rafales de vent supérieures à 70 km/h, entre les 08 et 09 mai 2019 (d’après les données des réseaux Météo Centre & METAR). Cliquez sur l’image ci-dessus pour l’agrandir.

Explications

Une dépression, nommée Yukon, s’est rapidement creusée dans l’Atlantique Nord entre ces lundi 06 mai et mardi 07 mai à la faveur d’un jet stream (courant de vent de haute altitude) très actif. C’est cette même dépression qui a été à l’origine du temps perturbé ce mercredi 08 mai sur le pays avec le passage d’un front froid pluvieux. Ce dernier a été suivi d’un ciel de traîne actif puis d’un coup de vent dans la soirée et la nuit de mercredi à jeudi sur le Centre Ouest du pays. Après le passage du front froid, la masse d’air s’est rafraîchie (-28°C à -22°C vers 5500m). Comme les basses couches étaient encore assez douces, cela a créé de l’instabilité avec la formation d’averses orageuses et/ou d’orages sur une bonne partie Nord Ouest du pays. La situation était très dynamique entre ces mercredi et jeudi avec un jet (courant de vent à haute altitude) très actif (plus de 220 à 260 km/h). Dans le même temps, un important forçage d’altitude s’est opéré par l’Ouest du pays favorisant la convection (développement d’averses et orages).

Image satellite visible Europe de l’Ouest ce 08 mai 2019 vers 16h (copyright : EUMETSAT via Météociel).

Bilan

Après le passage du front froid en matinée de mercredi, un ciel de traîne s’est mis en place l’après midi avec les premiers orages au Nord de l’Eure-et-Loir.

Impacts de foudre entre 11h30 et 13h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

Ces cellules ont continué de se développer au Nord au fil de l’après-midi.

Impacts de foudre entre 12h30 et 14h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

De nouveaux orages se formés en milieu d’après-midi sur l’Ouest du Centre-Val de Loire.

Impacts de foudre entre 13h30 et 15h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

Ils se sont multipliés en deuxième partie d’après-midi avec de nombreux impacts recensés principalement au Nord de la Loire.

Impacts de foudre entre 14h30 et 16h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

En fin d’après-midi, plusieurs orages circulaient encore au Nord de nos régions.

Impacts de foudre entre 15h30 et 17h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

Ces cellules orageuses se sont évacuées vers le Nord Est en début de soirée.

Impacts de foudre entre 16h30 et 18h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

Vers 19h30, quelques averses orageuses et/ou orages étaient encore présents au Nord.

Impacts de foudre entre 17h30 et 19h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

Les dernières cellules se sont formées dans l’Yonne dans la soirée.

Impacts de foudre entre 18h30 et 20h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

En résumé, une bonne partie Nord / Nord Ouest de nos régions a été touchée par ces orages d’intensité modérée généralement. On a par exemple recensé (selon Kéraunos) :

  • 1679 éclairs dans le Loir-et-Cher ;
  • 1582 dans le Loiret ;
  • 1510 dans l’Yonne ;
  • 653 dans l’Eure-et-Loir ;
  • 467 dans l’Indre-et-Loire ;
  • 275 dans le Cher ;
  • 111 dans la Nièvre ;
  • 8 dans l’Indre.

Impacts de foudre entre 13h30 et 20h30 ce 08 mai 2019 (copyright : Association Météo Centre).

Lors du passage de ces averses et/ou orages ce 8 mai 2019, on a mesuré quelques bonnes rafales de vent sur le réseau METAR (rafales supérieures à 70 km/h) :

  • 76 km/h à Blois (41) entre 19h et 20h ;
  • 76 km/h à Château-Renault (37) entre 18h et 19h ;
  • 75 km/h à Châteauroux (36) entre 21h et 22h ;
  • 73 km/h à Romorantin (41) entre 21h et 22h ;
  • 72 km/h à Laons (28) entre 14h et 15h ;
  • 71 km/h à Ferrière-Larçon (37) entre 20h et 21h ;
  • 71 km/h à Tours (37) entre 18h et 19h.

Après ces orages, la dépression Yukon (née le 07 mai dans l’Atlantique) a traversé nos régions centrales dans la nuit de mercredi à jeudi.

Animation satellite (vapeur d’eau) entre les 06 et 09 mai 2019 de la dépression Yukon (copyright : EUMETSAT via Wetterzentrale).

A son passage, on a relevé sur le réseau METAR (rafales supérieures à 70 km/h) :

  • 83 km/h à Blois (41) entre 03h et 04h et 05h et 06h ;
  • 82 km/h à Saint-Nicolas-des-Biefs (03) entre 05h et 06h ;
  • 77 km/h à Orléans-Bricy (45) entre 05h et 06h ;
  • 76 km/h à Châteauroux (36) entre 03h et 04h ;
  • 76 km/h à Tours (37) entre 02h et 03h ;
  • 75 km/h à Ouzouer-le-Marché (41) entre 04h et 05h ;
  • 75 km/h à Reignac-sur-Indre (37) entre 02h et 03h ;
  • 74 km/h à Château-Chinon (58) entre 06h et 07h ;
  • 73 km/h à Prémery (58) entre 07h et 08h ;
  • 73 km/h à Saint-Christophe-sur-le-Nais (37) entre 02h et 04h ;
  • 72 km/h à Châteaudun (28) entre 04h et 05h ;
  • 72 km/h à Choue (41) entre 02h et 03h ;
  • 72 km/h à Préveranges (18) entre 05h et 06h ;
  • 71 km/h à Avord (18) entre 08h et 09h ;
  • 71 km/h à Château-Renault (37) entre 03h et 04h ;
  • 71 km/h à Montgivray (36) entre 03h et 04h ;
  • 70 km/h à Ourouer-les-Bourdelins (18) entre 07h et 08h.

Sur notre réseau de stations Météo Centre, aucune station n’a mesuré de rafales supérieures à 70 km/h. A noter tout de même, 69 km/h mesurés à Le Louroux (37) et 68 km/h à Etrechet (36).

Peu ou pas de dégâts a été signalé lors de cet épisode venteux.

Côté pluviométrie, on a relevé entre mardi 07 mai midi et jeudi 09 mai 14h sur les réseaux METAR et Météo Centre (cumuls supérieurs à 10 mm) :

  • 10 mm à Levroux (36) ;
  • 10 mm à Sandillon (45) ;
  • 10,1 mm à Blois (41) ;
  • 10,2 mm à Pruniers-en-Sologne (41) ;
  • 10,4 mm à Olivet (45) ;
  • 10,8 mm à Prémilhat (03) ;
  • 11 mm à Vierzon (18) ;
  • 11,2 mm à Le Louroux (37) ;
  • 11,2 mm à Salbris (41) ;
  • 11,8 mm à Ménétréols-sous-Vatan (36) ;
  • 11,8 mm à Reuilly (36) ;
  • 11,9 mm à Chartres (28) ;
  • 12 mm à Le Mesnil-Thomas (28) ;
  • 12 mm à Lignerolles (03) ;
  • 12,2 mm à Véretz (37) ;
  • 12,4 mm à Autry-Issards (03) ;
  • 12,4 mm à Mazangé (41) ;
  • 12,5 mm à Orléans-Bricy (45) ;
  • 12,5 mm à Vichy (03) ;
  • 13 mm à Culan (18) ;
  • 13 mm à Néris-les-Bains (03) ;
  • 13,7 mm à Châteauroux (36) ;
  • 13,8 mm à Le Grand-Pressigny (37) ;
  • 14 mm à Boisseaux (45) ;
  • 14 mm à Cudot (89) ;
  • 14,2 mm à La Marche (58) ;
  • 14,4 mm à Aubigny-sur-Nère (18) ;
  • 14,4 mm à Villebret (03) ;
  • 14,8 mm à Reboursin (36) ; 
  • 14,8 mm à Saint-Maur (36) ;
  • 14,8 mm à Tour-en-Sologne (41) ;
  • 15 mm à Issoudun (36) ;
  • 15,6 mm à Saint-Michel-en-Brenne (36) ;
  • 15,9 mm à Avord (18) ;
  • 16 mm à Orçay (41) ;
  • 16,4 mm à Tauxigny (37) ;
  • 16,6 mm à Villegouin (36) ;
  • 16,8 mm à Beddes (18) ;
  • 17 mm à Chassignolles (36) ;
  • 17,3 mm à Châteaudun (28) ;
  • 18 mm à Tours (37) ;
  • 18,8 mm à Etrechet (36) ;
  • 19,4 mm à Digny (28) ;
  • 19,4 mm à Saint-Firmin-des-Bois (45) ;
  • 19,8 mm à Soumaintrain (89) ;
  • 19,9 mm à Bourges (18) ;
  • 19,9 mm à Romorantin (41) ;
  • 21,4 mm à Oisy (58) ;
  • 22,7 mm à Nevers (58) ;
  • 26,7 mm à Auxerre-Perrigny (89) ;
  • 30,4 mm à Les Buteaux (58) ;
  • 35,8 mm à Cerisiers (89).

Photos 

Orage à Auxerre, Yonne ce 08 mai (copyright : Jean-Jacques Cordier).

Orage à Blois, Loir-et-Cher ce 08 mai (copyright : Maria Klejner).

Grêle près d’Auneau, Eure-et-Loir (copyright : Martial Piolot).

Grêle près d’Auneau, Eure-et-Loir (copyright : Martial Piolot).

Une comète visible à l’oeil nu actuellement dans notre ciel…

Depuis quelques semaines, le ciel nous offre un magnifique spectacle : une comète est visible à l’oeil nu…

Comète 46P/Wirtanen (copyright : Dylan O’Donnell).

Qu’est ce qu’une comète ?

Une comète est un petit astre possédant un noyau composé de gaz, de roches, de glaces et de poussières.

Les comètes tournent aléatoirement autour du Soleil et se situent dans la ceinture de Kuiper (ceinture d’astéroïdes), au delà de la planète naine Pluton.

Lorsque une comète « s’échappe » de la ceinture d’astéroïdes, elle n’est pas visible à l’œil nu dans un premier temps. En se dirigeant vers le Soleil, les particules du vent solaire viennent heurter l’astre et ce dernier se réchauffe, laissant échapper la matière qui le compose. Sa glace va se sublimer (passage de l’état solide à gazeux) formant ainsi la « queue » de la comète (située à l’opposé de notre étoile). On observe alors une « longue chevelure » (appelé également halo ou coma), caractéristique de ce « petit » corps. Le déplacement de la comète peut également favoriser la formation de plusieurs queues fines de millions de kilomètres…

Comète Hale-Bopp, le 30 mars 1997, au Red Rock Canyon Park, en Californie, aux Etats-Unis (copyright : Loke Kun Tan).

Plus la comète est proche de notre planète, plus elle devient lumineuse. On observe alors une tâche floue dans le ciel. Si elle est assez proche de la Terre, on pourra distinguer parfaitement le noyau et la « queue » de la comète (exemple : la comète de Hale-Bopp en 1997).

Comète de Hale-Bopp, le 29 mars 1997 (copyright : Philipp Salzgeber).

En s’éloignant du Soleil, la comète devient de moins en moins brillante et son noyau se refroidit…

La comète de ce mois de décembre 2018 : la comète 46P/Wirtanen !

Cette comète mesure un peu plus d’un kilomètre de diamètre. Elle passe en moyenne tous les 5,4 ans près de notre Soleil et a été découverte par l’astronome américain Carl Alvar Wirtanen, le 17 janvier 1948, à l’observatoire Lick, en Californie (Etats-Unis).

Depuis quelques semaines (novembre 2018 notamment), les passionnés et astronomes l’observent.

Comète 46P/Wirtanen observée ce début décembre par la Société astronomique populaire du Centre (copyright : Agripix 18-Kdo).

Ce 11 décembre 2018, la comète 46P/Wirtanen sera au plus près du soleil. 

Quelques jours plus tard, le 16 décembre, elle sera au plus près de la Terre, à seulement 11,6 millions de kilomètres, soit 30 fois la distance Terre-Lune. Elle sera alors très brillante dans notre ciel. C’est la dixième comète la plus proche de la Terre depuis les années 1950.

Comment l’observer ?

Pour bien l’observer, prenez une paire de jumelles et levez la tête vers les Hyades et les Pléiades dans la constellation du Taureau : un petit point vert brillant sera visible…

Repérage de la comète 46P/Wirtanen du 25 novembre au 20 décembre 2018. Les positions sont indiquées pour chaque jour à 22h heure de Paris (21h Temps Universel). Carte : Bertrand d’Armagnac d’après données IMCCE via Stelvision.

Vers Noël, l’observation sera plus difficile en raison de la Lune (pleine Lune le 22 décembre). On pourra de nouveau l’apercevoir correctement vers le nouvel an.

Pour se repérer plus facilement, vous pouvez consulter les sites Stelvision et/ou Time and Date.

Autre phénomène à ne pas manquer…

Lors de cette deuxième décade de décembre, une des pluies de météores les plus réputées est attendue : les Géminides. Le paroxysme de cet événement astronomique est prévu dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 décembre avec 100 à 120 météores par heure…

Comme chaque année, ce phénomène est lié au passage de la Terre dans les nuages de poussières laissés par l’astéroïde 3200 Phaethon. En pénétrant dans l’atmosphère de la Terre, les poussières sont « brûlées », donnant naissance aux étoiles filantes…

Pour observer le maximum d’étoiles filantes, éloignez-vous des grandes villes et trouvez un lieu plongé dans l’obscurité. Ensuite, levez la tête vers la constellation des Gémeaux et profitez du spectacle…

Bonnes observations !

Pour connaître la météo près de chez vous, n’hésitez pas à consulter notre site : www.meteo-centre.fr.

Pourquoi les feuilles changent-elles de couleur en automne ?

Vous l’aurez remarqué, nos paysages se transforment… les couleurs changent et la nature nous réserve un merveilleux spectacle. Mais pourquoi les feuilles changent-elles de couleur en automne ?

Les feuilles en automne (copyright : Association Météo Centre).

Pour en savoir plus sur les couleurs de l’automne, télécharger notre dossier : Les couleurs de l’automne.