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Une comète visible à l’oeil nu pour ce mois de juillet…

En ce début juillet 2020, la comète C/2020 F3 Neowise passe au plus près du Soleil. C’est une des comètes les plus visibles à l’oeil nu depuis quelques années…

Comète C / 2020 F3 (NEOWISE) à l’aube le 4 juillet 2020, Héraklion, en Crète (copyright : Wikipédia).

Qu’est ce qu’une comète ?

Une comète est un petit astre possédant un noyau composé de gaz, de roches, de glaces et de poussières.

Comète Hale-Bopp, le 30 mars 1997, au Red Rock Canyon Park, en Californie, aux Etats-Unis (copyright : Loke Kun Tan).

La majorité des comètes tournent aléatoirement autour du Soleil et proviennent de divers foyers (nuage d’Oort et ceinture de Kuiper). Certaines sont dites interstellaires puisqu’elles ont une origine extérieure au système solaire. On distingue deux types de comète : les non périodiques (issues du nuage d’Oort et passant qu’une seule fois près du Soleil) et les périodiques (passant plusieurs fois près du Soleil avant de se désintégrer).

Schéma du système solaire et du nuage d’Oort. Echelle de distances en Unités Astronomiques. Copyright : NASA.

Lorsque une comète « s’échappe » de la ceinture d’astéroïdes ou provient de l’espace interstellaire, elle n’est pas visible à l’œil nu dans un premier temps. Contrairement à ce que l’on pense, la queue d’une comète ne résulte pas de son déplacement. En effet, en se dirigeant vers le Soleil, les particules du vent solaire (rayonnement ultraviolet) viennent heurter l’astre et ce dernier se réchauffe, laissant échapper la matière qui le compose. Sa glace va alors se sublimer (passage de l’état solide à gazeux) formant ainsi une « longue chevelure » (appelé également coma), caractéristique de ce « petit » corps. Généralement, on distingue deux queues :

  • une fine et bleutée, la « queue de plasma », composée de gaz ionisés et toujours orientée à l’opposé de notre étoile ;
  • une plus grosse, courbée, blanche/jaunâtre et lumineuse, la « queue de poussières ».
Schéma d’une comète. Copyright : cpt flcn/CC BY-SA 4.0.

Plus la comète est proche de notre planète, plus elle devient lumineuse. On observe alors une tâche floue dans le ciel. Si elle est assez proche de la Terre, on pourra distinguer parfaitement le noyau et la « queue » de la comète (exemple : la comète de Hale-Bopp en 1997).

Comète de Hale-Bopp, le 29 mars 1997 (copyright : Philipp Salzgeber).

En s’éloignant du Soleil, la comète devient de moins en moins brillante et son noyau se refroidit

La comète de ce mois de juillet 2020 : la comète C/2020 F3 Neowise…

La comète C/2020 F3 Neowise a été découverte le 27 mars 2020 par un instrument automatique (Near-Earth Object Wide-field Infrared Survey Explorer). Entre les 22 et 27 juin, elle a été capturée dans le champ du coronographe LASCO C3 de la sonde SOHO, un observatoire solaire spatial.

Entre le 22 et le 27 juin, la comète C/2020 F3 (NEOWISE) était visible dans le champ du coronographe LASCO C3 de la sonde spatiale SOHO. Cet instrument permet d’observer les astres autour du Soleil en cachant l’éclat de celui-ci derrière un disque occulteur. Le 27 juin en fin de journée, l’éclat de la comète était proche de la magnitude 1,8. Crédits : ESA/NASA/SOHO/LASCO via le Monde.

Ce 03 juillet 2020, elle est passée au plus près du Soleil, à environ 0,295 UA, soit à environ 44 000 000 de km (1 Unité Astronomique = 150 000 000 km = soit la distance Terre-Soleil). Elle sera au plus proche de la Terre, le 23 juillet 2020, à une distance d’environ 0,69 UA, soit à environ 103 000 000 de km.

Vue à 90° au dessus du plan de l’écliptique de la comète Neowise (copyright : Heavens Above).

Lors de ce mois de juillet 2020, sa magnitude est assez basse (environ 1) et elle est donc bien visible. En astronomie, la magnitude correspond à la luminosité d’un astre. En l’occurrence, plus la magnitude est basse, plus la luminosité est forte. Le passage d’une magnitude à l’autre se fait par une multiplication de la luminosité par environ 2,5. La magnitude d’une comète est souvent très difficile à estimer à cause du caractère instable de l’astre.

Evolution de la luminosité de la comète Neowise pour l’année 2020 (copyright : theskylive.com).

Ce dimanche 5 juillet, à l’aube, la comète était déjà parfaitement visible vers le Nord-Nord-Est. Les photographes Guillaume Cannat et Stéphane Pereira ont pu immortaliser ce moment au-dessus de la berge du lac des Pises (Cévennes, Lozère) et du Plateau de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence).

Le 5 juillet 2020 à 2 h 35 TU : la comète C/2020 F3 (NEOWISE) se lève au-dessus de la berge du lac des Pises (RICE du Parc national des Cévennes) éclairée par la Pleine Lune. Le spectacle était somptueux aux jumelles (8 x 40 et 25 x 100) et la comète était parfaitement visible à l’œil nu dès son lever avec une chevelure de près de 0,3°. La partie la plus lumineuse, autour du noyau, est restée perceptible dans le ciel de plus en plus bleu jusqu’à 45 minutes avant le lever du Soleil. Je vous prépare un time-lapse du lever de la comète que j’espère pouvoir mettre en ligne dans l’après-midi juste avant de repartir pour une nouvelle nuit d’observation. Je prépare également un article que je posterai sur mon blog lundi ou mardi pour vous donner tous les conseils pour repérer et photographier cette magnifique comète : sans aucun doute la plus belle visible dans l’hémisphère Nord depuis L4 PANSTARRS en mars 2013… Texte et photo : Guillaume Cannat.
Il fallait se lever tôt ce matin pour admirer C/2020 f3 (NEOWISE) Je souffle, je soupir, je suis enfin heureux de briser cette malédiction qui s’abat depuis très longtemps sur l’hémisphère nord! Pourquoi je dis ça ? Car cela fait longtemps que l’on avait pas eu une comète aussi belle et visible à l’oeil nu! Mais surtout et avant tout, je vous avais parlé de la comète C/2019 Y4(ATLAS) et de la comète C/2020 F8(SWAN) qui devaient soi-disant être des comètes du siècle… Toutes les deux ont bien gâté le ciel nocturne de l’hémisphère sud avant de se faire pulvériser en passant dans l’hémisphère nord. Elles ne sont pas morte, mais c’est surtout leur magnitude qui a explosé. (La comète SWAN elle par contre a fini en petits morceaux…) Alors je suis HEUREUX mais vraiment HEUREUX de vous présenter la comète C/2020 F3 (NEOWISE)😍😍😍😍😍 cette comète discrète que même la presse pute à clic a oublié sort de sa cachette. Je ne vous en avais pas parlé car cette fois, je voulais vraiment attendre de voir ce qui allait se passer et c’est quand les premières alertes arrivant d’Espagne / Canada que j’ai décidé de reporter mon départ de Valensole. Après un calcul de trajectoire, je me suis trouvé le champ parfait qui donnait dans la direction de cette comète. COMÈTE VISIBLE A L’OEIL NU!!!! J’étais tout fou fou dans le champ ce matin!!! Depuis la comète de Halley je n’en avais jamais revu à l’oeil nu alors imaginez la joie que j’ai en écrivant ce message🤩🤩🤩!!!! Et ENFIN,on l’a notre comète qui ne finit pas en morceaux!😍 Merci la dynamique de mon D850 pour faire ressortir les lavandes justes en soutirant les ombres!!! J’ai juste eu assez de batterie pour développer la photo ! 😍😍😍😍 Bref, je suis heureux!!! 😊 PS: pour info, après la pleine lune et si NEOWISE ne de fait pas pulvériser par le soleil, les nuits noires vont clairement favoriser son observation. Comète C/2020 F3 NEOWISE NIKON D850 + NIKON 200-500mm f5-6 5″ f5.6 500iso Plateau de Valensole. Texte et photo : Stéphane Pereira Photographies.

Elle était également bien visible sur nos régions Centre-Val de Loire les 07 et 08 juillet matin, comme ci-dessous dans le Sud de l’Indre.

Comète Neowise le 07 juillet entre 4h30 et 5h à Argenton-sur-Creuse, Indre (copyright : Florentin Cayrouse / Météo Centre).
Comète Neowise le 08 juillet entre 4h et 4h30 près d’Argenton-sur-Creuse, Indre (copyright : Florentin Cayrouse / Météo Centre).

Comment l’observer ?

Avant toute chose, la comète n’est pas visible à l’oeil nu en journée… Il donc inutile d’essayer de la repérer près du Soleil et sans protection préalable (RAPPEL : IL FAUT TOUJOURS SE PROTÉGER AVEC UN MATÉRIEL ADAPTÉ POUR REGARDER LE SOLEIL). En ce début juillet 2020, la comète se trouve proche de l’horizon et est observable en fin de nuit et à l’aube vers le Nord / Nord-Est près de la constellation du Cocher (Auriga). Il faut donc se lever très tôt ou se coucher très tard pour la voir. Vers la mi-juillet, si tout va bien (si aucun signe de désintégration du noyau), on pourra l’observer vers minuit, vers le Nord / Nord-Ouest : en effet, Neowise « dérivera » vers la Grande Ourse (une constellation circumpolaire). Elle sera donc visible plus longtemps dans le ciel. Ça pourrait donc être la comète la plus photogénique depuis quelques années ! Même si la comète sera visible à l’oeil nu dans le ciel nocturne, une paire de jumelles, une lunette astronomique ou un télescope seront préférables pour bien l’observer (RAPPEL : DANS LA NUIT, AUCUNE PROTECTION PARTICULIÈRE N’EST NÉCESSAIRE POUR OBSERVER LA COMÈTE).

Repérage de la comète Comète C/2020 F3 (NEOWISE) pour ce mois de juillet 2020. Les positions sont indiquées pour quelques jours en juillet 2020 (00h Temps Universel). Carte : @mars_stu.
Repérage de la comète C/2020 F3 (NEOWISE) pour ce mois de juillet 2020. Les positions sont indiquées pour quelques jours en juillet 2020 (00h Temps Universel). Carte : Skymania.com.
Repérage de la comète Comet C/2020 F3 (NEOWISE), jour par jour, du 07 au 22 juillet 2020 (2h avant le lever du soleil). Carte : @GuillaumeCannat).

Pour se repérer plus facilement dans le ciel, vous pouvez consulter les sites The Sky Live, Heavens Above ou encore Stelvision.

Pour les passionnés d’astronomie, je vous invite à télécharger l’application Stellarium.

Bonnes observations et n’hésitez pas à nous envoyer vos clichés !

Pour connaître la météo près de chez vous, n’hésitez pas à consulter régulièrement nos réseaux sociaux et notre site : www.meteo-centre.fr.

Une comète visible à l’oeil nu actuellement dans notre ciel…

Depuis quelques semaines, le ciel nous offre un magnifique spectacle : une comète est visible à l’oeil nu…

Comète 46P/Wirtanen (copyright : Dylan O’Donnell).

Qu’est ce qu’une comète ?

Une comète est un petit astre possédant un noyau composé de gaz, de roches, de glaces et de poussières.

Les comètes tournent aléatoirement autour du Soleil et se situent dans la ceinture de Kuiper (ceinture d’astéroïdes), au delà de la planète naine Pluton.

Lorsque une comète « s’échappe » de la ceinture d’astéroïdes, elle n’est pas visible à l’œil nu dans un premier temps. En se dirigeant vers le Soleil, les particules du vent solaire viennent heurter l’astre et ce dernier se réchauffe, laissant échapper la matière qui le compose. Sa glace va se sublimer (passage de l’état solide à gazeux) formant ainsi la « queue » de la comète (située à l’opposé de notre étoile). On observe alors une « longue chevelure » (appelé également halo ou coma), caractéristique de ce « petit » corps. Le déplacement de la comète peut également favoriser la formation de plusieurs queues fines de millions de kilomètres…

Comète Hale-Bopp, le 30 mars 1997, au Red Rock Canyon Park, en Californie, aux Etats-Unis (copyright : Loke Kun Tan).

Plus la comète est proche de notre planète, plus elle devient lumineuse. On observe alors une tâche floue dans le ciel. Si elle est assez proche de la Terre, on pourra distinguer parfaitement le noyau et la « queue » de la comète (exemple : la comète de Hale-Bopp en 1997).

Comète de Hale-Bopp, le 29 mars 1997 (copyright : Philipp Salzgeber).

En s’éloignant du Soleil, la comète devient de moins en moins brillante et son noyau se refroidit…

La comète de ce mois de décembre 2018 : la comète 46P/Wirtanen !

Cette comète mesure un peu plus d’un kilomètre de diamètre. Elle passe en moyenne tous les 5,4 ans près de notre Soleil et a été découverte par l’astronome américain Carl Alvar Wirtanen, le 17 janvier 1948, à l’observatoire Lick, en Californie (Etats-Unis).

Depuis quelques semaines (novembre 2018 notamment), les passionnés et astronomes l’observent.

Comète 46P/Wirtanen observée ce début décembre par la Société astronomique populaire du Centre (copyright : Agripix 18-Kdo).

Ce 11 décembre 2018, la comète 46P/Wirtanen sera au plus près du soleil. 

Quelques jours plus tard, le 16 décembre, elle sera au plus près de la Terre, à seulement 11,6 millions de kilomètres, soit 30 fois la distance Terre-Lune. Elle sera alors très brillante dans notre ciel. C’est la dixième comète la plus proche de la Terre depuis les années 1950.

Comment l’observer ?

Pour bien l’observer, prenez une paire de jumelles et levez la tête vers les Hyades et les Pléiades dans la constellation du Taureau : un petit point vert brillant sera visible…

Repérage de la comète 46P/Wirtanen du 25 novembre au 20 décembre 2018. Les positions sont indiquées pour chaque jour à 22h heure de Paris (21h Temps Universel). Carte : Bertrand d’Armagnac d’après données IMCCE via Stelvision.

Vers Noël, l’observation sera plus difficile en raison de la Lune (pleine Lune le 22 décembre). On pourra de nouveau l’apercevoir correctement vers le nouvel an.

Pour se repérer plus facilement, vous pouvez consulter les sites Stelvision et/ou Time and Date.

Autre phénomène à ne pas manquer…

Lors de cette deuxième décade de décembre, une des pluies de météores les plus réputées est attendue : les Géminides. Le paroxysme de cet événement astronomique est prévu dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 décembre avec 100 à 120 météores par heure…

Comme chaque année, ce phénomène est lié au passage de la Terre dans les nuages de poussières laissés par l’astéroïde 3200 Phaethon. En pénétrant dans l’atmosphère de la Terre, les poussières sont « brûlées », donnant naissance aux étoiles filantes…

Pour observer le maximum d’étoiles filantes, éloignez-vous des grandes villes et trouvez un lieu plongé dans l’obscurité. Ensuite, levez la tête vers la constellation des Gémeaux et profitez du spectacle…

Bonnes observations !

Pour connaître la météo près de chez vous, n’hésitez pas à consulter notre site : www.meteo-centre.fr.

C’est l’équinoxe d’automne ce 23 septembre 2018 !

Ce dimanche 23 septembre 2018 marque l’arrivée de l’automne calendaire et astronomique… Mais qu’est ce que l’équinoxe d’automne ?

L’équinoxe d’Automne (copyright : Wikipédia).

Pour en savoir plus sur l’équinoxe d’automne, télécharger notre dossier : L’équinoxe d’Automne.

Retrouvez également nos articles sur l’automne :

L’équinoxe d’Automne

L’Automne astronomique et calendaire

L’équinoxe est le moment de l’année où la durée du jour est égale à celle de la nuit. Ce terme vient du latin æquinoctium où æequs signifie égal et nox, la nuit. Ceci a lieu lorsque le Soleil traverse l’équateur céleste et se trouve précisément au zénith de celui-ci. Ainsi, depuis l’espace, notre Terre apparaît éclairée de façon égale dans ses deux hémisphères. La durée approximative de la journée est donc de 12 heures sur tous les continents. Chaque année on compte donc deux équinoxes : un en mars, un en septembre.

L’équinoxe d’Automne (source image : Wikipédia).

En septembre, dans l’hémisphère Nord, c’est l’automne, dans l’hémisphère Sud, c’est le printemps. Selon les années, l’équinoxe de septembre se produit entre le 20 & 23 du mois. Cette année, il a lieu ce 22 septembre à 20h02 U.T.C. (temps universel) soit 22h02 en France.

A noter que l’automne météorologique a commencé le 1er septembre…