Archives par étiquette : restriction

[Sécheresse] – 4 départements en alerte

Bonjour à toutes et à tous,

4 départements sont actuellement concernés par différents niveaux d’alerte à la sécheresse.

Des restrictions au niveau de l’utilisation de l’eau ont donc été mises en place localement.

Voici la liste des départements concernés :

– Cher (18)

– Indre (36)

– Nièvre (58)

– Yonne (89)

Bon après-midi à toutes et à tous.

Nièvre – Sécheresse : 110 communes concernées par des mesures de restriction

Après avoir réuni le comité des usagers de l’eau, le préfet a pris des mesures de restriction, qui concernent 110 communes du département.

Le comité sécheresse s’est réuni hier. A l’issue de celui-ci, le préfet de la Nièvre a pris des mesures de restriction d’utilisation de l’eau dans 110 communes du département.
Le comité a constaté que les précipitations avaient diminué depuis juillet, avec un déficit de 30 % par rapport à la normale. Pour août, le déficit va de 50 à 80 %, selon les endroits.
« Ce déficit de pluies se traduit par une baisse significative du niveau des cours d’eau, indique la préfecture dans un communiqué. Ainsi l’Aron, l’Alène Cressonne et le Nohain Mazou sont les plus touchés. La vidange du barrage de Pannecière ne permet pas le soutien d’étiage de l’Yonne aval également déficitaire. La nappe des calcaires du Nivernais a en revanche un niveau très important. L’Allier et la Loire, bénéficiant du soutien d’étiage des barrages situés en amont, présentent des niveaux corrects. »

Les communes concernées par les restriction sont classées en alerte et en alerte renforcée. Le classement se traduit par les mesure suivantes :

En alerte :

  • le lavage des allées, terrasses, façades, est interdit les mercredi, samedi et dimanche, sauf pour les professionnels
  • l’arrosage des espaces verts publics ou privés, y compris golfs, stades, est interdit de 10h à 18h
  • l’exploitation des canaux doit permettre d’économiser l’eau, notamment par regroupement des bateaux pour le franchissement des écluses

En alerte renforcée :

  • l’arrosage des espaces verts publics ou privés, y compris golfs, stades, est interdit, sauf pour les greens et départs des golfs
  • l’arrosage des potagers est également interdit de 8h à 20h
  • des tours d’eau sont instaurés entre les agriculteurs irrigants, par secteurs, afin d’éviter de solliciter le milieu au même moment
  • les industriels doivent présenter aux services de l’État un programme de réduction des consommations d’eau.

Cliquer sur la carte pour l’agrandir. En jaune, les communes en alerte. En orange, celles en alerte renforcée.

Nièvre : la situation de sècheresse reste toujours préoccupante

Dans un communiqué reçu vendredi 28 octobre 2011, la préfecture de la Nièvre annonce la prolongation de l’application des mesures de restriction des usages de l’eau jusqu’au 30 novembre.

« Sécheresse : la situation reste toujours préoccupante.

S’il a beaucoup plu en août, la première quinzaine de septembre s’avère relativement sèche et les prévisions pour les jours à venir confirment cette tendance. En conséquence il faut rester vigilant, en particulier sur le risque d’impact des vidanges d’étangs sur le milieu. Face à cette situation, le comité départemental des usagers de l’eau a été consulté par écrit du 25 au 27 octobre et a décidé de prolonger l’application des mesures de restriction prévues dans l’arrêté du 23 septembre jusqu’au 30 novembre.

Depuis le 1er octobre, le cumul de précipitations au 21 octobre était généralement compris entre 20 et 30 mm sur le département, ce qui est inférieur à la normale d’environ 20 à 40 %. En conséquence du manque de pluie depuis mi-septembre, l’humidité des sols superficiels est inférieure à la normale sur la plus grande partie du département. Elle est toutefois quasiment revenue à la normale sur le Morvan. Des passages pluvieux sont attendus en milieu de semaine prochaine, mais avec des pluies qui s’annoncent modérées.

Sur l’ensemble du département, on constate une stagnation de la situation des cours d’eau alors que les débits à cette période de l’année ainsi que le niveau des nappes devraient être à la hausse. Cette constatation incite à rester prudent sur la levée des restrictions et c’est pour cette raison que le comitédépartemental des usagers a décidé, suite à une consultation écrite, de prolonger l’application des mesures de restriction jusqu’au 30 novembre 2011. La vigilance reste de mise, les débits des cours d’eau sont encore faibles et la situation reste fragile dans certaines zones du département.

La vidange des étangs constitue l’enjeu majeur pour la préservation des milieux aquatiques de l’automne. En niveau d’alerte, seule la vidange des plans d’eau entretenus régulièrement, c’est-à-dire vidangés avec une fréquence de 1 à 4 ans, est autorisée sous condition de prendre toutes les précautions nécessaires pour limiter l’impact sur le milieu. Afin de ne pas pénaliser la ressource une attention particulière devra toutefois être portée aux prélèvements en vue du remplissage ou du maintien du niveau d’eau. Un débit réservé (correspondant à 1/10ème du débit moyen interannuel) doit en permanence être laissé dans les cours d’eau servant à cette alimentation.

L’arrêté préfectoral des restrictions des usages de l’eau du 23 septembre 2011 et modifié par l’arrêté du 28 octobre 2011 est consultable sur le site Internet de la préfecture www.nievre.gouv.fr.

Il sera également tenu à la disposition du public à la préfecture de la Nièvre – Bureau de la communication interministérielle et de la documentation, dans les sous-préfectures de CHÂTEAU-CHINON, de CLAMECY, de COSNE-COURS-SUR-LOIRE, ainsi que dans les mairies du département. Pour tous renseignements (notamment le détail des mesures et les vidanges d’étangs), vous pouvez vous adresser à la DDT au 03.86.71.71.71. »

Source : http://www.dijonscope.com/

Les réserves d’eau tirent la langue – Cher – Le 31 Août 2009

Le touriste en a profité, le jardinier, un peu moins : l’impression de très beau temps estival est confirmée par les analyses de Météo-France.

Selon les analyses de Philippe Boissel, délégué départemental de Météo-France, la situation de sécheresse actuelle du département du Cher est proche de celle de 2003, année de canicule.
Le manque de précipitations d’août, combiné aux fortes températures (jusqu’à 38°1 à Orval et Dun-sur-Auron, le 19 août) conduit à renforcer une sécheresse déjà identifiée au sortir de l’hiver sec.

Les températures s’envolent

Ce sont surtout la Sologne et la Marche berrichonne qui souffrent avec un déficit pluviométrique de 25 %. Les prévisions à court terme ne laissent pas espérer de pluies suffisantes pour renverser la tendance.
Les températures estivales ont été supérieures aux moyennes, notamment en août. Juin a accusé un ensoleillement, mesuré à Bourges, de 27 % excédentaire par rapport à la normale, notamment à la fin du mois.
Des pluies orageuses ont été nombreuses et localisées, notamment sur la Champagne berrichonne ; la Sologne est restée en déficit.
En juillet, l’impression est mitigée. Les températures ont été plus chaudes que la normale mais les orages nombreux, avec chutes de grêles et bourrasques de vent, notamment le 16 juillet. Il est tombé deux fois et demi plus d’eau à Mehun, par exemple.
Août a connu une canicule du 15 au 20 août et seulement deux épisodes pluvieux.
En moyenne, il y a eu deux degrés de plus que les normales de saison.

Source : La Nouvelle République.

Le niveau de la Loire s’approche de celui de la sécheresse de 2003 – le 28 Août 2009

En pleine période d’étiage, la Loire est à son plus bas niveau et son débit est faible. Ce phénomène, naturel, n’en est pas moins surveillé et régulé, car il n’est pas sans conséquences.
Quiconque s’est approché de la Loire ces derniers temps aura remarqué qu’elle était basse. Au niveau du vieux pont de Gien, l’un de ses points de mesure, la cote était de – 0,56 m mercredi midi. Le fleuve est en période d’étiage sévère. Son débit moyen, mesuré en mètres cubes par seconde, est considérablement réduit. Un phénomène qui n’est pas extraordinaire à cette époque de l’année, mais qui est tout de même très surveillé.

Fluctuant autour des 60 m3 par seconde (contre 624 en moyenne en février dernier), le débit de la Loire à Gien s’approche du seuil critique. « Les niveaux sont du même ordre qu’en 2003, l’année de la sécheresse », explique Jean-Marc Jibey, responsable du centre de gestion des crues et étiages au sein de la direction régionale de l’environnement (DIREN). « Mais il y a eu pire », nuance-t-il. « En 1949, on était à 20 m3 par seconde. »

À l’origine, il y a bien sûr la météo et le manque de précipitations de ces dernières semaines. Mais c’est aussi l’alimentation du fleuve par son « chevelu », c’est-à-dire son réseau de petits cours d’eau, et par les nappes phréatiques, qui fait défaut et qui a poussé la préfecture du Loiret à prendre des mesures restrictives. En cause : la consommation d’eau par la végétation et l’évaporation avec la chaleur. Les besoins humains d’alimentation en eau potable, d’irrigation, de consommation pour l’industrie sont également responsables.

Maintenir le débit

Ce tarissement du fleuve n’est pas sans conséquence. L’approvisionnement en eau potable pourrait devenir problématique. Mais l’activité économique peut aussi en pâtir, notamment l’activité agricole. Autre activité utilisatrice de l’eau de la Loire : celle des centrales nucléaires, comme Dampierre-en-Burly, qui prélève l’eau du fleuve pour alimenter leur circuit de refroidissement (voir hors-texte).

Pour éviter d’en arriver là, le fleuve royal est actuellement realimenté et bénéficie de ce que l’on appelle le soutien d’étiage. L’objectif est de maintenir le débit au-dessus des 60 m3 par seconde à Gien. Comme le déficit hydrique provient à l’origine des bassins de l’amont de la Loire et de l’Allier, c’est là que se fait l’intervention. Deux retenues lâchent quotidiennement de l’eau destinée à renforcer le débit de la Loire. Il s’agit du barrage de Naussac (Lozère) pour l’Allier et de Villerest (Loire) pour l’amont de la Loire.

Prudence de rigueur

Naussac fournit actuellement près de 10 m3 par seconde et Villerest 20 m3 par seconde. Autrement dit, sans ce soutien d’étiage, « on aurait moitié moins d’eau », confesse Jean-Marc Jibey. Mais cette intervention a un effet pervers : on ne s’aperçoit pas forçément que le fleuve manque sévèrement d’eau. « Ce n’est pas parce qu’il y a de l’eau dans la Loire qu’il faut la gaspiller », rappelle le directeur. Et le faible débit n’autorise pas pour autant la baignade dans le fleuve, qui ne perd pas sa dangerosité. Il faut notamment se méfier des « langues de chat », ces bandes de sable qui apparaissent quand le niveau de l’eau baisse et qui peuvent s’affaiser sous le poids de l’homme.

Les pluies qui sont tombées en amont récemment devraient en tout cas apporter un peu plus d’eau au fleuve dans les prochains jours.