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Les orages

Effrayants, fascinants, comparables à de véritables piles électriques, les orages ont toujours intrigué l’Homme… Mais comment se forment-ils ? Comment se forment les éclairs ? Comment se forme la grêle ? Quels sont les risques ?

Comment se forment les nuages ?

L’air qui nous entoure contient de l’eau sous forme de vapeur. En fonction de la température, on en trouve en plus ou moins grande quantité : plus la température est basse, moins il y a de vapeur d’eau et inversement, plus la température est élevée, plus l’air en contient. Lorsqu’une masse d’air chaud saturée en vapeur d’eau se refroidit, cette dernière va se condenser autour de minuscules particules de poussière : les noyaux de condensation. Ainsi, un ensemble de gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace vont se former et rester en suspension dans l’air : un nuage apparaît alors dans le ciel.

On distingue quatre types de formation de nuages (quel que soit le cas de figure, avec l’altitude la température diminue et la vapeur d’eau se condense, un nuage se forme, un cumulus) :

  • 1/ Le sol est chauffé par les rayons du soleil ce qui réchauffe la masse d’air. L’air ambiant autour de celle-ci est plus frais. Par conséquent, l’air chaud se dilate et la masse d’air monte, formant un nuage en se refroidissant. On appelle cela la convection.

La convection (copyright : Association Météo Centre).

  • 2/ La masse d’air chaud et humide rencontre un relief et comme elle est poussée par le vent, elle monte. On appelle cela le soulèvement orographique. Un nuage va alors se former sur le versant « au vent ».

Le soulèvement orographique (copyright : Association Météo Centre).

  • 3/ Une masse d’air froid (plus dense que la masse d’air chaud) se glisse sous la masse d’air chaud et humide et la fait remonter (ou une masse d’air chaud circule sur une masse d’air plus froid et forme des nuages). On appelle cela le refroidissement par la base.

Le refroidissement par la base (copyright : Association Météo Centre).

  • 4/ Lorsqu’une perturbation se déplace, on distingue un front chaud (la masse d’air chaud se soulève au-dessus de la masse d’air froid antérieur) et un front froid (masse d’air chaud rejetée rapidement en altitude dû à une progression rapide de la masse d’air froid postérieur). Dans les deux cas, à l’interface des deux masses d’air, des nuages se forment : c’est le soulèvement frontal.

Le soulèvement frontal (copyright : Association Météo Centre).

Quels sont les différents types de nuages ?

Tous les nuages se forment dans la troposphère, une zone mesurant 8 km (les pôles) à 16 km (l’Equateur) d’altitude et allant de la surface de la Terre à la tropopause. Dans cette couche de l’atmosphère, on distingue trois étages :

étage inférieur (du sol à 2000 m d’altitude) où on trouve les stratus et stratocumulus ;

étage moyen (de 2000 m à 5000 m) où on retrouve les altocumulus et les altostratus (nuages constitués de gouttelettes d’eau surfondues et de cristaux de glace) ;

étage supérieur (+ de 5000 m d’altitude) où on observe les cirrus (nuages essentiellement constitués de cristaux de glace).

A noter que la majorité des nuages présente un développement horizontal sauf les cumulus, les cumulonimbus ou encore les nimbostratus qui présentent un développement vertical.

Les différents types de nuages (copyright : Météo France).

Comment se forment les orages ?

Lorsqu’un nuage va se former, l’eau va libérer de l’énergie sous forme de chaleur. Ainsi, un cumulus contenant une importante concentration d’humidité va se refroidir moins vite que l’air ambiant (1 et 2). Comme la température de la masse d’air soulevée va diminuer plus lentement avec l’altitude que l’air ambiant, le cumulus va continuer de se développer et va grandir très rapidement (3), formant un cumulonimbus (4). A environ 10 000 m d’altitude, la température de l’air ambiant se stabilise à -40°C et l’écart entre l’air ambiant et l’air du cumulonimbus diminue et finit par être nul. La tête du cumulonimbus s’étale alors, donnant à ce nuage sa forme caractéristique d’enclume (4).

Formation d’un orage (copyright : Association Météo Centre).

Les cumulonimbus peuvent atteindre leur taille et leur intensité maximale en moins de 20 minutes et absorber jusqu’à 9000 tonnes de vapeur d’eau et 700 000 tonnes d’air chaque seconde à la surface de la Terre et précipiter jusqu’à 4000 tonnes d’eau sous forme de pluie ou de grêle.

Fonctionnement d’un cumulonimbus (© Association Météo Centre)

Par définition, un orage est donc une perturbation atmosphérique plus ou moins violente, accompagnée d’éclairs, de tonnerre, de rafales de vent, de pluie et de grêle.

Comment se forment les éclairs ?

Dans un cumulonimbus, les gouttes d’eau et les cristaux de glace sont entraînés par des courants ascendants et agités dans tous les sens (1). Entre 0 et -20°C, les gouttes surfondues qui rentrent en contact avec les cristaux congèlent instantanément et forment des grains de grésil (2).

Au fur et à mesure, ces grains prennent du volume et lorsqu’ils sont devenus trop lourds, ils tombent. Dans leur chute, ils percutent d’autres grains de grésil mais aussi de simples cristaux de glace (3). Lors de ces chocs, les grains de grésil arrachent des charges électriques négatives aux cristaux, des électrons. Les grains de grésil se chargent négativement et les cristaux positivement.

Sachant que les grains de grésil tombent et que les cristaux sont eux entraînés par les courants ascendants, ainsi la base du cumulonimbus devient négative, tandis que le sommet devient positif (4). On observe alors un excès de charges négatives d’un côté et un déficit de l’autre : une véritable pile électrique !

Dans un premier temps, comme il y a une couche d’air isolante entre les deux bornes, le courant ne passe pas. Quand la différence de potentiel devient trop importante, le courant électrique commence à se frayer des passages. Depuis les deux bornes du nuage, il cherche sa route en zigzagant : des précurseurs ! Quand deux de ces derniers se rencontrent, un pont se forme. Le courant passe alors brusquement entre les deux bornes du nuage. Le passage des électrons crée alors un brusque réchauffement de l’air (jusqu’à 30000°C), ce qui provoque l’apparition de l’éclair.

Un éclair traduit donc visuellement une décharge électrique dans l’atmosphère lors d’un orage.

Les différents éclairs et formation de la grêle (© Association Météo Centre)

Quand les charges sont de même signe, elles se repoussent comme les pôles d’un aimant. Par conséquent, les charges négatives qui s’accumulent à la base du nuage vont petit à petit repousser les charges négatives présentes dans le sol. On se retrouve alors avec une différence de potentiel entre la base du nuage (-) et le sol (+). Quand elle devient trop importante, les précurseurs se frayent un chemin en partant à la fois de la base du nuage et du sol. Ces précurseurs ont tendance à se rejoindre là où le chemin est le plus court. Voilà pourquoi la foudre tombe sur les points les plus hauts le plus souvent.

Quand le courant passe, il provoque un échauffement. L’air à cet endroit se dilate. Ce phénomène génère une onde sonore qui va se déplacer jusqu’à nos oreilles et qui est à l’origine du coup de tonnerre.

La lumière se propage à 300 000 km/s. Le son lui, se propage plus lentement, soit 340 m/s environ, il met donc plus de temps à nous parvenir. Ce décalage va nous permettre de savoir à quelle distance on se trouve de l’orage. S’il met 10 s par exemple, c’est qu’il aura parcouru 10 fois 340 m, l’orage se trouve alors à 3400 m.

On distingue différents éclairs : les plus nombreux, les intra-nuageux (A) ; les inter-nuageux (B) ; la foudre ou éclair nuage-sol (C) et les extra-nuageux (D). On différencie également plusieurs catégories d’éclairs nuage-sol : les éclairs ascendants positifs ; ascendants négatifs ; descendants positifs (les plus puissants : superbolts ou mégabolts) et descendants négatifs (les plus communs : + de 90% des cas).

A noter qu’on parle d’orage à partir du moment où un éclair se produit.

Phénomènes liés à un orage

La grêle et le grésil

Dans un cumulonimbus, des grains de grésil vont se former. Quand ces derniers sont pris dans un courant ascendant, il monte très rapidement. Au fil de l’ascension, l’eau surfondue gèle autour de lui. Le grain de grésil se transforme alors en petit grêlon. Arrivé au sommet du nuage, il tombe et continue de grossir. Si les courants ascendants sont assez puissants, il peut remonter une nouvelle fois au sommet du nuage tout en continuant de grossir. Quand il est vraiment trop lourd, il finit par tomber sur le sol (voir schéma page précédente : « Les différents éclairs et formation de la grêle »).

Grêlons de 2 à 4 cm à Voussac, dans l’Allier, le 27 juin 2017 (© Karine Dujon)

Le plus gros grêlon au monde homologué par l’Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM) mesurait 20,32 cm de diamètre. Il a été observé le 23 juillet 2010 aux États-Unis (Vivian, Dakota du Sud). Le plus lourd grêlon au monde trouvé pesait 1,9 kg. Il a été recueilli au Kazakhstan en 1959. En France, le plus gros grêlon pesait 972 g. Il a été relevé à Strasbourg, le 11 août 1958 !

Les microrafales et les macrorafales

Les rafales descendantes sont de violentes rafales de vent engendrées par l’orage lui-même, lorsque les courants descendants atteignent le sol. Elles sont soit sèches, soit humides (avec précipitations). Ces dernières, en se heurtant à plusieurs obstacles difficilement franchissables, deviennent très virulentes. On parle de microrafale lorsqu’on observe un couloir impacté sur une distance inférieure à 4 km et on évoque le terme de macrorafale lorsque le couloir impacté dépasse 4 km ! On caractérise également ces rafales descendantes par la divergence des vents au sol dépendant de la composante verticale du courant, d’où le fait que les lieux exposés à ces rafales soient souvent très localisés avec d’importants dégâts, montrant des « signes d’écrasement ». On peut mesurer des rafales convectives de l’ordre de 120 à 200 km/h pour les plus virulentes (très rarement un peu plus) en France.

Rafales descendantes près de Bressolles, dans l’Allier, le 27 juin 2017 (© Nathalie Cabuzel).

Les tubas et/ou les tornades

Lors d’un orage, les cisaillements des vents sont parfois importants donnant lieu à la formation de tubas voire de tornades. Par définition, une tornade est un tourbillon de vents violents se manifestant sous un cumulonimbus et touchant le sol. Une tornade prend souvent la forme d’un entonnoir, le tuba étant le début d’une tornade. A noter qu’on emploie le terme de tornade uniquement lorsque le tuba touche le sol (sinon on ne parle que de tuba). Une tornade est visible grâce à la poussière, aux gouttelettes d’eau et aux débris présents dans l’entonnoir. Les débris et le nuage de poussière observés à la base de la tornade se nomme « le buisson ».

Tornade de Liniez vue depuis Levroux, dans l’Indre, le 29 mai 2013 (© Roberto Fadalti).

En France, on observe quelques dizaines de tornades par an et d’intensité généralement très faible. Elles parcourent quelques mètres à une quinzaine de kilomètres en général. Dès qu’une tornade touche l’eau, on parle de trombe marine. Les tubas sont par contre bien plus fréquents dans nos régions mais souvent inoffensifs s’ils ne touchent pas le sol. On évalue la force d’une tornade sur l’échelle Fujita améliorée (EF0 à EF5).

Les inondations

Certains orages sont parfois très pluvieux, donnant d’importantes lames d’eau en quelques minutes et parfois plus d’un mois de pluie en quelques heures… Les orages stationnaires sont généralement synonymes d’importants cumuls de précipitations en peu de temps.

Les nuages associés aux orages

Les orages donnent parfois de magnifiques structures nuageuses. En voici quelques unes…

  • les asperatus (nuages en forme de vagues) :

Asperatus, dans l’Indre, le 05 octobre 2017 (© Florentin Cayrouse pour l’association Météo Centre).

  • les mammatus (nuages en forme de bulles ou de formes sphériques) :

Mammatus près de Crozon sur Vauvre, dans l’Indre, le 11 mai 2017 (© Léa Bretin).

  • les arcus (nuages en forme de rouleau) :

Arcus, dans l’Allier, le 12 mai 2017 (© David Bournadet pour l’association Météo Centre).

Un nuage mur (abaissement nuageux en rotation) :

Orage supercellulaire, dans l’Indre, le 17 mai 2017 (© Olivier Renard pour l’association Météo Centre).

Quels sont les différents types d’orage ?

On peut distinguer divers types d’orage dans le monde : les orages monocellulaires, multicellulaires et supercellulaires.

Orages monocellulaires

Dans les orages monocellulaires, on note deux types d’orage : les orages classiques et les orages à pulsation.

Copyright : Meteobell.com.

Les orages de type monocellulaire classique ou ordinaire sont des orages constitués d’une seule cellule ayant une espérance de vie courte durant tout au plus trente minutes à environ une heure. Ces orages sont souvent faiblement mobiles ou stationnaires. On les retrouve le plus souvent en été près des reliefs ou encore en plaine localement après une journée très chaude. On peut aussi les observer lors des giboulées de mars par exemple dans une traîne active (orages de masse d’air froid). Ils se forment aussi vite qu’ils se dissipent. On observe 3 phases :

  • 1) phase de croissance : le cumulus se développe en hauteur avec des courants ascendants ;
  • 2) phase de maturité : le cumulus devient un cumulonimbus avec des courants descendants (premières précipitations) ;
  • 3) phase de dissipation : l’orage n’est plus alimenté en air chaud à cause du refroidissement qui s’opère avec les précipitations, l’orage va petit à petit se dissiper.

Succession des phases lors d’un orage monocellulaire (copyright : Association Météo Centre).

Les orages de type monocellulaire à pulsation sont des orages ayant une espérance de vie courte mais moins brève qu’un orage monocellulaire classique. Ils peuvent être parfois violents avec de fortes rafales de vent, des lames d’eau importantes et de la grêle. Ces orages se forment lorsqu’il y a une forte instabilité et très peu de vent. On observe une seule poussée convective avec de violents courants ascendants alimentant très rapidement l’orage avec un bouillonnement convectif important. La zone de formation des précipitations est plus élevée qu’un orage monocellulaire classique. Lors de la phase de dissipation, il peut donner de violents courants descendants (downburst = rafales de vent virulentes).

Exemples d’orages monocellulaires (copyright : Florentin Cayrouse / Association Météo Centre dans l’Indre en juillet 2014 et mars 2017).

Orages multicellulaires

Les orages multicellulaires sont un ensemble d’orages interagissant entre eux à divers stades de maturité. Au départ, on observe plusieurs cellules orageuses éloignées les unes des autres de quelques kilomètres. Suite à une forte convection, toutes ces cellules orageuses ne vont plus former qu’un amas nuageux convectif. On observe alors plusieurs orages au sein de cet amas à différentes stades de maturité (voir schéma d’un orage multicellulaire). Une instabilité élevée et un important cisaillement des vents sont les facteurs principaux pour générer des orages multicellulaires.

Au cœur de cet amas orageux, le courant descendant (air froid) doit être assez fort pour soulever la masse d’air chaud présente à l’avant de la dégradation et près du sol. Grâce à ce système, on a alors un cycle : une alimentation permanente et une formation incessante de nouvelles cellules orageuses avec une direction précise. Cependant, si l’instabilité et les cisaillements des vents sont trop faibles, les orages ne parviendront pas à s’organiser en amas orageux et on aura une dégradation très désorganisée sans direction très précise.

L’intensité des orages multicellulaires est la plupart du temps plus forte que celle des orages monocellulaires avec une durée plus longue et des phénomènes météorologiques parfois destructeurs (grêle, fortes rafales de vent, inondations). Quelques fois, les orages monocellulaires peuvent être bien plus virulents que des orages multicellulaires.

Succession des phases lors d’un orage multicellulaire (copyright : Association Météo Centre).

On distingue donc deux principaux types d’orage multicellulaire appelés aussi « les Clusters » :

  • formation par propagation : lorsqu’un orage arrive à maturité, on observe un courant ascendant et un courant descendant. Ce dernier va créer un front de rafales qui va soulever l’air chaud près du sol. Quand les cisaillements des vents sont bien présents, les précipitations présentes dans le courant descendant vont s’écarter de l’emplacement initial de la cellule. La présence d’une forte humidité et d’une importante instabilité va permettre la formation d’une nouvelle cellule orageuse ;
  • fusion des cellules orageuses entre elles : dégradation très désorganisée avec des cisaillements des vents trop faibles.

Orages supercellulaires

Un orage supercellulaire est composé d’une seule cellule orageuse tout comme l’orage monocellulaire. Cependant, les cisaillements des vents sont très importants (assez virulents et dans plusieurs directions) permettant la mise en place d’une rotation et l’apparition d’un mésocyclone (zone de rotation au sein d’un orage), caractéristique des supercellules. En général, les orages supercellulaires sont souvent virulents (grêle, vents violents, possibles tornade(s)) et peuvent durer plusieurs heures.

Dans un orage supercellulaire, si on observe une importante rotation sur une grande partie de la colonne d’alimentation, le risque de tornade est alors très élevé. Sur les échos radar, on peut facilement repérer une supercellule par sa trajectoire (déviation par rapport au flux dominant), sa forme en crochet, sa longévité, des précipitations intenses et généralement un sommet pénétrant (cumulonimbus atteignant la tropopause). Quand une cellule dévie vers la droite du flux principal, on dit qu’elle est moteur droit et si elle dévie vers la gauche, on dit qu’elle est moteur gauche. A noter que quand un orage se scinde en deux parties, on appelle cela un « Splitting Storm », un « orage dédoublé ».

On distingue quatre sous-types de supercellules :

  • les supercellules classiques : précipitations intenses, fortes rafales de vent, risque de grêle, très propice à la formation d’une tornade, peu visible sur le terrain et reconnaissable sur le radar par son écho en crochet et par la présence des précipitations au Nord / Nord Ouest et d’un mésocyclone au Sud/Sud Est de la cellule) ;
  • les supercellules HP (High Precipitations) : précipitations très intenses, risque de grêle, inondations, possible tornade (cachée par le rideau de précipitations), crue subite/crue éclair, très fortes rafales de vent (microrafales ou macrorafales possibles), peu visible sur le terrain et reconnaissable sur le radar quelques fois ;
  • les supercellules LP (Low Precipitations) : peu de précipitations, possible tornade, risque de grêle (gros grêlons), facilement visible sur le terrain (très esthétique) et difficilement reconnaissable sur le radar ;
  • les supercellules LT (Low Topped) : très petite supercellule se formant dans un contexte météorologique peu favorable à sa formation, précipitations intenses, possible tornade, possible grêle.

Dans tous les cas, le risque de tornade reste présent avec la présence d’un mésocyclone et d’un nuage-mur (abaissement nuageux rotatif à la base du nuage). La ligne d’alimentation est également bien visible la plupart du temps sur le terrain tout comme la « queue de castor » (ligne nuageuse à l’avant des courants descendants). La rotation de la cellule orageuse trahit souvent la présence d’un méscocyclone à l’intérieur de l’orage.

Structure d’un orage supercellulaire classique (copyright : Association Météo Centre).

Exemple d’orage supercellulaire (photos : Ludovic Pichon / Association Météo Centre dans l’Indre en mai 2017).

Autres

Voici quelques autres organisations convectives :

  • les lignes de grains :
    • ligne de grains classique : ligne orageuse très active sur une grande distance (d’une dizaine de kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres) ;
    • un écho en arc (bow echo) : ligne orageuse plus intense que la classique présentant une forme courbée (la partie centrale avance plus vite que les extrémités) ;
    • LEWP (Line Echo Wave Pattern) : ligne orageuse ondulante (comme une vague) encore plus forte que celle en arc et souvent très venteuse et pouvant être accompagnée de violents phénomènes tourbillonnaires. Une des extrémités de la ligne orageuse avance plus vite que le reste de la ligne ;
    • un derecho : ligne orageuse très venteuse, très rapide, très intense et la plus destructrice produit par un système convectif de méso-échelle répondant à des critères bien précis selon Fujita, Wakimoto, Johns et Hirt (rafales descendantes et/ou convectives avec des rafales de vent supérieures à 90 km/h sur une grande zone, pas d’interruption de plus de trois heures entre deux rafales de vent supérieures à 90 km/h, au moins trois rafales de vent d’au moins 120 km/h sur la zone touchée et espacées de 64 km les unes des autres, une zone / une diagonale d’au moins 400 km où on observe des dégâts). Les derechos restent relativement rares car tous ces critères sont très précis et souvent peu réunis. On trouve généralement des structures de type bow echo et LEWP dans les derechos.
  • les systèmes convectifs de méso-échelle (MCS) : une organisation d’orages multicellulaires (et quelques fois supercellulaires) couvrant un important territoire (extension horizontale d’au moins 100 km).
  • les complexes convectifs de méso-échelle (MCC) : un système convectif de méso-échelle de grande ampleur répondant à des critères bien précis selon Maddox (organisation couvrant au minimum 100 000 km² dont la température des sommets nuageux est inférieure à -32°C, au minimum 50 000 km² dont la température des sommets nuageux est inférieure à -52°C, une durée de vie d’au moins 6h et une excentricité supérieure à 0.7 (rapport entre petit axe/grand axe ou petite diagonale/grande diagonale)). On peut retrouver des structures de type LEWP par exemple dans cet ensemble orageux.

Exemple de MCC sur un quart Nord Ouest de la France le 27 juillet 2013 (Copyright : Image SAT24/Eumetsat, Météo Massif central / Auvergne).

Où se produisent les orages en France et sur les Régions Centre-Val de Loire et Centrales ?

En général, on retrouve les orages sur des zones bien spécifiques, là où les conditions sont réunies pour qu’ils se forment : en montagne (l’air chaud monte contre la pente) et en été (le soleil chauffe le sol très facilement). Sur nos régions Centre Val de Loire et Centrales, le Sud-Est est la zone où il y a le plus d’orages (de l’Allier au Morvan et à l’inverse, le Nord Ouest est moins touché (de la Touraine au Perche, mais aussi en Sologne).

Carte du nombre moyen d’impacts de foudre au sol par km2/an (période 1997-2014) (Copyright : Météo-France / Météorage).

Comment prévoit-on les orages ?

Les orages restent généralement difficiles à prévoir : il faut que plusieurs facteurs soient réunis pour favoriser la convection et la formation de cellules orageuses (température, humidité, type de sol, relief, indices d’instabilité, cisaillement des vents, etc.). D’autre part, ils touchent des zones bien précises et souvent localisées rendant la prévision complexe. Ainsi, pour mieux anticiper le risque orageux, les météorologues et passionnés de météorologie utilisent des radiosondages et/ou modèles météo qui permettent de mieux cerner les zones éventuellement touchées comme Arôme, Swiss 4*4, Euro 4 ou encore WRF. Ces derniers présentent des mailles plus ou moins fines qui prennent en compte la nature des sols et le relief (améliorant la prévision). Après analyse des modèles, nous émettons éventuellement un risque (une probabilité) et une carte de vigilance. Par la suite, nous suivons l’évolution de la situation en direct pour mieux vous informer.

Quels sont les risques lors d’un orage ?

Lors d’un orage, voici quelques conseils : Les précautions à prendre lors d’un orage (Copyright : Association Météo Centre).

Les précautions à prendre lors d’un orage (Copyright : Association Météo Centre).

Pour plus d’informations sur les orages, nous invitons à consulter les liens suivants :

Bilan des précipitations des dernières 24h sur les Régions Centrales

Bonjour à toutes et à tous,

en ce dimanche 20 Juillet 2014 l’association www.meteo-centre.fr fait le bilan des précipitations des dernières 24 heures suite aux importants orages qui ont touché nos Régions.

– Allier (03) :

Cheval-Rigon : 22.2mm  (RSMC : Réseau Station Météo Centre)

Saint-Nicolas : 17.1mm

Vichy : 14.1mm

Montluçon : 9.1mm

Chareil : 7.3mm

Lurcy : 6.9mm

Lignerolles : 6.7mm  (RSMC : Réseau Station Météo Centre)

 

– Cher (18) :

Quincy : 26mm

Sancerre : 24.6mm

Vailly sur Sauldre : 22.6mm

Avord : 22.2mm

Maisonnais : 22.1mm

Vinon : 19.2mm  (RSMC : Réseau Station Météo Centre)

Thauvenay : 18mm

Léré : 18mm

Dun-sur-Auron : 15.8mm

Civray : 13mm

Aubigny-sur-Nère : 9.4mm

Augy sur Aubois : 6mm

 

– Eure-et-Loir (28)

Châteaudun : 32.8mm

Vichères : 27.2mm

Blandainville : 16.4mm

Louville : 15.7mm

Viabon : 14.6mm

Chartres : 11mm

Maintenon : 4.6mm  (RSMC : Réseau Station Météo Centre)

 

– Indre (36) :

Tendu : 42.6mm

Châteauroux : 38mm

Argenton-sur-Creuse : 29.4mm

Rosnay : 26.7mm

Issoudun : 22.6mm

Reuilly : 15.2mm

Guilly : 14.8mm

Lye : 4mm

 

– Indre-et-Loire (37) :

Saunay : 25.4mm

Sublaines : 11.4mm

Reignac : 8.5mm

Ferrière-Larçon : 7.8mm

Amboise : 7.6mm

 

– Loir-et-Cher (41) :

Chailles : 13.2mm  (RSMC : Réseau Station Météo Centre)

Romorantin : 10mm

Blois : 7.4mm

Choue : 2.2mm

 

– Loiret (45) :

Montargis : 24mm

Orléans : 6.2mm

Villemurlin : 5mm

Sandillone : 4.4mm  (RSMC : Réseau Station Météo Centre)

 

– Nièvre (58) :

Premery : 9mm

Clamecy : 6.1mm

Château-Chinon : 5.6mm

Nevers : 4mm

 

– Yonne (89) :

Savigny-sur-Clairis : 27.4mm

Saint-Privé : 23.9mm

Moutiers : 18.4mm

Grandchamp : 12.9mm

Sens : 7.5mm

Tonnerre : 2.8mm

 

 

 

 

 

 

 

Vingt-quatre jours d’orages par an dans le Cher

À Bourges, le mois de juillet est le plus orageux. Mais le mois d’août offre également de gros orages (comme ici, le 6 août dernier, au-dessus de la cathédrale de Bourges. - PARA St?phanieÀ Bourges, le mois de juillet est le plus orageux. Mais le mois d’août offre également de gros orages (comme ici, le 6 août dernier, au-dessus de la cathédrale de Bourges. – PARA Stéphanie

Philippe Boissel, chef du centre météorologique de Bourges, évoque les orages et leurs rapports un peu particuliers avec le département du Cher.

Habitants du Cher, soufflez. Avec l’arrivée du mois de septembre, nous sortons d’un tunnel reliant mai à août propice aux orages dans le département.

L’occasion de faire un point sur ces phénomènes météorologiques complexes, avec Philippe Boissel, chef du centre météorologique de Bourges.

Et de se souvenir que si les orages sont plus fréquents aux beaux jours, ils peuvent aussi éclater à tout moment de l’année…

1Quels sont les dangers d’un orage?? Un orage présente quatre dangers potentiels : la foudre, les fortes averses, la grêle et le vent. « La foudre est systématique, souligne Philippe Boissel, chef du centre Météo-France, à Bourges. Il n’y a pas d’orage sans éclairs. »

Les fortes averses « dépendent de la vitesse de déplacement de l’orage, précise-t-il. Plus il se déplace lentement, plus les cumuls de pluie risquent d’être importants. »

Le météorologue se souvient de l’orage du 26 mai 2007, qui « s’était formé au-dessus de Bourges et était stationnaire ». Bilan :  79 millimètres d’eau et de nombreuses caves et routes inondées.

La grêle est principalement problématique pour les récoltes?; sauf en cas d’énormes grêlons « qui se maintiennent en l’air longtemps, grossissent et tombent quand ils sont trop lourds ».

Le département est situé sur le passage préférentiel des supercellules.Le dernier élément, le vent, est redoutable « parce qu’un orage crée lui-même son propre vent, explique Philippe Boissel. Ce vent peut être excessivement fort et très localisé. » Et donc impossible à prévoir avec précision.

La forme la plus extrême du vent lors d’un orage est la tornade. Le 17 août 1986, une tornade avait parcouru une partie de l’est du Cher et frappé La Charité-sur-Loire. Elle avait fait un mort.

Le 28 juillet 2005, vingt maisons avaient également été détruites par une tornade à Ivoy-le-Pré.

2Le Cher est-il un département propice aux orages?? Comme n’importe quel département, le Cher peut être frappé par des « orages de masse d’air » (ou dits « de cellule ordinaire »), qui ne dure généralement « pas longtemps », ainsi que par des « orages multicellulaires », d’un niveau supérieur, qui sont constitués de « plusieurs cellules de stades et de maturités différentes ».

Mais le Cher, tout comme la Région Centre, est aussi sur le passage préférentiel des orages les plus dangereux : les « orages supercellulaires ». « Ils peuvent s’auto-régénérer et durer trois ou quatre heures, confie Philippe Boissel. En France, ces supercellules naissent généralement dans le sud-ouest et remontent vers le nord-est de l’Europe. »

3Combien d’orages frappent le Cher tous les ans?? « On ne comptabilise pas les orages, précise le chef du centre météorologique de Bourges. C’est impossible. On compte plutôt le nombre de jours d’orage. En moyenne, à Bourges, il y a vingt-quatre jours d’orage par an. »

Sans surprise, ce sont les mois les plus chauds qui sont le plus touchés. « Le maximum est en juillet, avec 5,4 jours d’orage. Puis cela s’étale principalement entre mai et août. »

Cette année, juillet a été plus orageux que la moyenne des trente dernières années, avec huit jours d’orages enregistrés à Bourges.

Geoffroy Jeaygeoffroy.jeay@centrefrance.com

Bilan des orages du 5 août 2013 dans l’Est de nos régions

Bonjour à toutes et à tous,

au cours de l’après-midi des orages violents ont sévi sur l’Allier et la Nièvre notamment.

Situation 

A 15h30 : Une cellule orageuse est née au Sud de Montluçon, rapidement en entrant dans l’Allier elle a splitée (divisée en deux).

A 16h15 : la cellule à moteur droit a pris la direction de l’Est de l’Allier. La seconde à moteur gauche est partie vers le Nord.

A 17h00 : ces deux supercellules continuent leur chemin dans l’Allier.

A 17h30 : la supercellule à moteur gauche aborde la Nièvre, l’autre supercellule se déstructure après avoir passé Vichy.

A 18h15 : Nevers est à son tour touché, cette cellule orageuse perdra alors en vigueur en remontant vers l’Yonne.

 

Allier 

Points sur les rafales de vent :

– Vichy : plus de 135km/h

– Lurcy-Lévy : plus de 145km/h

En dehors des trajectoires des orages les rafales n’ont pas dépassé les 50km/h.

Points sur les cumuls de pluie :

– Vichy : 11.3mm

– Lurcy-Lévis : 24mm

– Moulins : 6.4mm

– Saint-Felix : 18mm

Les grêlons ont atteint localement les 7cm, plus généralement leurs tailles étaient comprises entre 1 et 5cm.

Nièvre

Points sur les rafales de vent :

– Nevers : 114km/h

– Clamecy : 112km/h

Comme dans l’Allier en dehors des trajectoires des orages les rafales n’ont pas dépassé les 50km/h.

Points sur les cumuls de pluie :

– Nevers : 10.1mm

– Prémery : 3.2mm

– Decize : 0.4mm

– Parigny-les-Vaux : 5mm

Les grêlons ont là aussi atteint des diamètres de plusieurs centimères.

Source : le Journal du Centre

L’Intercites Paris-Bercy Clermont-Ferrand de16h00 dont l’arrivée était prévue à Clermont ce lundi à 19h39 est actuellement bloqué en gare de Nevers. La SNCF annonce un retard de 2h30.

Le train de 18h00 de Paris Bercy en direction de Clermont est également bloqué en gare de Nevers. Son heure d’arrivée est retardée de 1h30. Les retards se répercutent sur l’ensemble de la ligne, à Cosne-sur-Loire, deux trains sont également arrêtés.
Dans le sens Clermont-Paris, des retards sont également annoncés, un train est actuellement bloqué à Clermont-Ferrand, et l’autre à Moulins.
Yonne

Points sur les rafales de vent :

– Saint-André : 41km/h

Points sur les cumuls de pluie :

– Chablis : 0.6mm

– Tonnerre : 0.2mm

 

Ce bilan sera mis à jour dès que de nouvelles informations nous seront fournies.

Dégradation orageuse des 2 et 3 Juin 2012 – Régions Centre et Centrales

Mise à jour du 09/06/2012 => carte de pluviométrie de l’épisode orageux

Carte des cumuls de pluie dans les régions Centre et Centrales entre le 6 et 7 Juin 2012

Cumul en mm (carte cliquable)

 

Mise à jour du 04/06/2012 => données en vert (zone de grêle, cumul de pluie notamment et zone de dégâts)

Bonjour à tous et à tous,

Voici la première version de notre bilan qui concerne les orages d’hier et de cette nuit dans les régions Centre et Centrales.

 

Après une journée chaude sur l’ensemble de nos départements, les hostilités ont débuté dans l’Ouest de l’Allier.

En effet, en fin d’après-midi un orage a éclaté (sûrement aidé par les reliefs) sur cette zone. Prenant rapidement de la puissance, il s’est ensuite dédoublé en deux cellules indépendantes (split).

La cellule à moteur droit en dérivant a présenté pendant un temps une amorce supercellulaire.

Des inondations et des dégâts liés à la grêle ont été signalés, un observateur a par exemple signalé 40mm de cumul en 15min.

 

Avant de passer à la suite, il serait bon de parler du positionnement de nos équipes sur le terrain :

– Une première équipe (Kévin Usseglio-Nanot, Lisa Sarazin, Jean-Matthieu Garot et Yann Beunaiche) s’est réunie à Issoudun vers 16H.

– Une seconde (Olivier Renard) s’est placée sur le Centre-Nord de l’Indre à Brion, retrouvant ainsi d’autres chasseurs d’orages présents sur Zone.

– Une troisième (Damien Brossard – Sandrine Julien) sont restés sur le Loir-et-Cher.

 

A 21h,  il y avait à notre connaissance 11 chasseurs d’orages répartis sur le département de l’Indre !

 

La suite s’est déroulée à partir de 20h, tout d’abord sur l’Indre-et-Loire :

 

20h10 : les premières tourelles convectives (orageuses) sont repérées par les chasseurs d’orages de nos deux premières équipes (réunifiées) sur l’Indre-et-Loire depuis Brion (36).

20h15 : explosion convective et création d’une cellule avec amorce supercellulaire sur Chinon (37). Nos équipes surveillent la cellule depuis Brion (36).

20h40 : photographie de la supercellule de Chinon (voir sur Facebook : https://www.facebook.com/meteo.centre/photos )

21h : arrivée de la supercellule sur la Loire et split de cette dernière.

21h10 : un observateur reporte de gros grêlons sur la zone.

Des impacts de foudre se produiront à plus de 10-15km aux alentours de cette supercellule (éclairs extra-nuageux) et seront observés à distance par nos équipes.

21h15 : Déplacement des équipes 1 et 2 vers le Nord-Ouest de l’Indre pour s’approcher de la super-cellule. Une des deux remonte même jusqu’à Saint-Aignan/Cher (41) pour observer le déclin de la cellule, avant de repartir en direction de Brion.

La troisième équipe se dirige vers Blois et interceptera cette cellule, et immortalisera son déclin.

 

Entre 22h00 et 01h30 : déplacement de la seconde équipe  sur le Sud-Est de l’Indre puis sur la région d’Issoudun. Elle sera obligé de se replier vers Chârost où le MCS qui s’est formé sur l’Indre la rattrapera.

Kevin Usseglio et Lisa Sarazin resteront sur Brion, pour laisser la nouvelle ligne orageuse les approcher par le Sud-Ouest. Ils seront accompagnés par deux autres chasseurs.  Mais le MCS surmonté d’un bel arcus multi-couches arriva trop vite, et cette équipe fut rapidement débordée.

En effet vers 00h30, un MCS très actif s’est formé sur le Centre et son activité électrique est très soutenue, les rafales de vent sont puissantes (90 à 110km/h) et les fortes précipitations ont provoqué des inondations locales.

De la grêle serait également tombé au Sud d’Issoudun et sur Azay-sur-Cher.

 

Après 1h30 : Jean-Matthieu Garot suivra le MCS vers l’Est jusqu’à la région de Sancerre, Kevin Usseglio et Lisa Sarazin remontèrent par l’A20 (où la circulation a été temporairement stoppée au passage de l’arcus du MCS) vers le Loiret.
Les rafales étaient telles que la voiture était balancée latéralement, et la pluie tombait horizontalement.

Olivier Renard repris la direction de Châteauroux, quelques flashs indiquaient la présence d’un second MCS remontant vers le Centre.

Vers 2h30 : Kevin Usseglio toujours accompagné de Lisa Sarazin interceptera une cellule sur le Loiret, quelques kilomètres au Nord d’Orléans. Celle-ci était majoritairement pluvieuse, mais donna quelques impacts positifs sur son passage.  Néanmoins, les conditions ne permettent pas d’immortaliser la scène.

 

De leur côté, Damien Brossard et Sandrine Julien ont intercepté plusieurs cellules sur le Centre du Loir-et-Cher, les photos sont disponibles ici : http://photographie41.blogspot.fr/

 

Quelques relevés sur ces 24 dernières heures :

Blois : 22mm – 59km/h max

Blois (intra-muros) : 5mm

Tours : 15mm – 41km/h max

Chartres : 11mm – 40km/h max

Orléans : 14 mm – 47km/h max

Châteauroux : 4mm – 110km/h max

Rosnay (36) : 25mm83km/h max

Bourges : 23mm – 62km/h max

Nevers : 14mm – 49km/h max

Auxerre : 9mm – 75km/h max

Vichy : 24mm – 43km/h max

Moulins : 18mm – 46km/h max

Romorantin : 4mm – 46km/h max

Prissac (S-O du 36) : 18mm

Azay-le-rideau (37) : 11mm

Vendôme ( 41- données Météo-Centre) : 34mm

Areines (41) : 33.8mm

Ouzouer le Marché (41) : 31.2mm

Le Blanc : 50mm dont 33 en 1h

Donzy (58) : 16.5mm

Vinon (18) : 16.8mm

Vouvray (37) : 27mm

Culan (18) : 6.7mm

Villegouin (36 – Données Météo-Centre) : 26mm

 Argenton-sur-Creuse (36 – Données Météo-Centre) : 17mm

 

Premier point sur les dégâts :

Branchages au sol entre Châteauroux et Chârost mais également sur l’A20 au Sud de Châteauroux.

Réseau TNT endommagé au Sud de Nevers.

Champs d’orge partiellement voire fortement versés entre Châteauroux et Brion (Info Météo-Centre – Yann Beunaiche).

Caves inondées en Touraine et dans l’Ouest de l’Indre.

Dégâts constatés par nos équipes dans les champs d’orge principalement sur Châteauroux, Crevant (36), région d’Issoudun, Chârost (18), région de Bourges mais également dans la Nièvre et dans l’Ouest de l’Indre (région de Buzançais)

Les photos sont à suivre ici : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.299978523428282.67438.100002484109397&type=1 (d’autres sont à venir)

 

 

Si vous avez des informations supplémentaires n’hésitez pas à nous les communiquer : contact@meteo-centre.fr ou olivier.renard@meteo-centre.fr

Ce bilan sera mis à jour dès que possible.