Neige : la Ville de Tours avait pris les devants

Le tableau de bord du service municipal de la voirie est précis : à Tours, la neige s’est mise à tomber abondamment à 3 h, dans la nuit de samedi à dimanche. Elle était attendue de pied ferme par une équipe d’astreinte dont les effectifs avaient été doublés pour permettre aux trois saleuses équipées de lames de déneigement du parc de la Ville de tourner à plein régime.

Au total, deux équipes qui comptaient chacune trois chauffeurs et autant de « saleurs » se sont relayées. A la manœuvre, les techniciens du service, Philippe Fantoni, Patrick Robine et Marc Lecomte ont organisé le travail et patrouillé sur le terrain pour identifier les points les plus délicats.
En l’occurrence, l’offensive du général Hiver avait débuté dès jeudi, avec un épisode de pluies verglaçantes plus particulièrement marqué vendredi soir. Les secteurs les plus délicats ? Les ponts sur le Cher ou sur la Loire – en particulier le pont Mirabeau – ou bien encore l’Alouette, la Tranchée et la route du Mans. 
« Nous en tenons compte dans les circuits de salage qui empruntent les grands axes », explique Philippe Fantoni. Du moins ceux qui rentrent dans le périmètre de la voirie municipale, ce qui n’est pas le cas, à Tours-Nord, du boulevard Abel-Gance ou de l’avenue du Danemark, dont l’entretien est confié, à l’instar des routes départementales, au conseil général.
Hier après-midi, à l’heure du bilan, l’adjoint au maire Nicolas Gautreau est venu au dépôt Saint-François, à proximité du stade Tonnellé, pour féliciter ses troupes. Par rapport au matin, la situation s’était nettement améliorée, même si de nouvelles chutes de pluies verglaçantes étaient annoncées dans la nuit de dimanche à lundi.
« Notre dispositif a fait la preuve de son efficacité, se félicite-t-il. Cela roule plutôt bien dans les rues de Tours au regard des moyens dont nous disposons. Il semble difficile d’aller plus loin : la ville n’est pas Grenoble et acheter du matériel supplémentaire ne serait pas raisonnable en matière de dépense publique. Cela étant, nous savons que, chaque année, l’hiver nous réserve deux à trois semaines difficiles. »
Cette année, nous n’en sommes, sans doute, pas encore au bout !

Source : La Nouvelle République